Montage des waterblocks et surprises...
Afin de maintenir correctement ces longs waterblocks, la fixation doit être suffisamment rigide pour contrebalancer le porte-à-faux important. Une plaque de renfort est à disposer à l'arrière du socket pour rigidifier le tout et permettre le vissage de 2 ou 4 vis de pression suivant le socket considéré. Les 4 entretoises en plastique noir évitent de trop serrer en gardant le bon espacement entre l'IHS et le PCB, sans partir de travers :

L'une des choses qui vient directement à l'esprit, quand on a ce waterblock entre les mains, concerne la position des embouts. L'embout inférieur est tellement bas sur le tube externe qu'il provoquera une gêne considérable au niveau des raccordements.
Dans le premier sens, le montage d'un tuyau quelconque est strictement impossible car l'embout inférieur fait directement face aux condensateurs de l'étage d'alimentation du processeur sur l'Epox. De plus, l'embout supérieur et son adaptateur ont une telle longueur qu'on touche quasiment l'arrière de la tour (ci-dessous à gauche). Le deuxième sens de montage à 180° permet une marge de manoeuvre un peu plus élevée, mais cette fois-ci ce sont les barrettes de RAM qui gênent... Les layouts des cartes mères étant à peu de choses près toujours identiques, les problèmes seront présents chez bon nombre de modèles. C'est pourquoi j'avais proposé une version avec une fixation pivotable pour que chacun puisse l'adapter en fonction de son matériel, mais malheureusement TTIC ne souhaite pas tout changer pour des raisons de coût :

Le tuyau de l'adaptateur est très rigide et se collapse très vite quand on le coude. Or, celui-ci vient appuyer fortement sur la première barrette, qui a dû être montée dans le bank 2 pour limiter l'effort. Même dans cette configuration, il est très (trop) difficile de monter correctement le système tout entier vu la position des embouts, chose qui n'arrive pas avec des waterblocks "plats" dont les embouts sont orthogonaux à la carte mère. L'une des solutions est d'employer du tuyau en silicone d'une flexibilité extrême pour s'adapter à de telles contraintes de positionnement.
La grande version connaît les mêmes difficultés de raccordement et sa hauteur monstrueuse ajoute à la difficulté car il peut devenir tout simplement impossible de fermer la tour une fois en place, ça passe au millimètre près sur la mienne (195 mm de largeur totale). Jugez par vous même la taille du bestiau par rapport à l'imposante Gigabyte 6800GT par exemple. Un waterblock 1A-HV3 passe pour un enfant de choeur à côté de ce monstre :

Même si un ventirad Cool Scraper et son ventilateur de 120 mm sont très encombrants, il n'y a pas de tuyaux à raccorder et c'est là qu'il devient un peu difficile d'établir un circuit vu la position spéciale des embouts des waterblocks NPH, ça n'est pas de tout repos dirons-nous. Voici la comparaison entre le NPH 478-3 et le Cool Scraper vus sous un autre angle :

Dans l'état actuel des choses, je considère que ce waterblock n'est pas réellement montable et présente beaucoup d'inconvénients pour les utilisateurs. Je trouve d'ailleurs bizarre que tout ceci n'est pas été pris en compte lors de la conception...