Présentation de la Eheim 1046 et 1048
Tout d'abord voici les caractéristiques globales de ces pompes :
| Caractéristiques du constructeur pour les Eheim 1046 et 1048 |
| Technologie moteur |
Brushless protégé thermiquement - Rotor sur axe céramique |
| Tension de fonctionnement |
230 V - 50 Hz |
| Température maximale du fluide |
40 °C à 50 °C environ |
| Fluides utilisables |
Eau tous types, mélanges eau/glycol (LDR) |
| Durée de vie moteur |
Plusieurs années |
| Débit maxi atteignable |
1046 : ~ 300 L/h 1048 : ~ 600 L/h |
| Pression maxi atteignable |
1046 : ~ 1.2 mH2O 1048 : ~ 1.5 mH2O |
| Prix |
1046 : entre 35 € et 40 € 1048 : entre 40 € et 45 € |
Aspect extérieur
Originellement, ces pompes sont destinées à brasser l'eau d'un aquarium mais leur fiabilité et leur silence les ont rapidement amené vers le watercooling à ses débuts. De conception allemande, ces pompes sont très robustes mais aussi assez volumineuses. L'un des avantages c'est qu'elles peuvent aussi bien fonctionner immergée si vous avez un réservoir mais aussi en externe pour limiter l'encombrement. La Eheim 1046 a pour dimensions avec embouts 145*55*100 mm pour un poids de 510 gr. La Eheim 1048 a pour dimensions 150*66*110 mm pour un poids de 700 gr. Les 2 pompes permettent l'utilisation de tuyau de 8 à 12 mm en entrée et pareil en sortie (en forçant un peu pour les faibles diamètres mais un changement d'embout est possible). Les raccords d'origine sont à coiffe et permettent d'éviter de les arracher :

Design mécanique du rotor
La mécanique de ces pompes est assez basique vu leurs origines premières. En effet, dans un circuit d'aquarium composé généralement d'un bout de tuyau et d'un filtre éventuel, il n'y a pas besoin d'optimiser la pompe pour avoir un grand débit en sortie puisque ça ne résiste pas beaucoup. Du fait du sens de rotation aléatoire on ne peut pas de toute façon donner une forme spéciale aux pales et l'on est obligé de les faire droites pour ne pas favoriser l'un ou l'autre des sens de rotation.
L'espace entre l'extrémité du rotor et la volute est également très grand en comparaison d'une Laing DDC. Cette zone vide introduit de la turbulence qui va consommer de l'énergie pour rien (petite vidéo sur l'écoulement dans une volute) mais elle est très utile pour une pompe d'aquarium car si un petit caillou venait à être aspiré il ne la bloquerait pas. Si un caillou arrive dans une DDC par contre, il a toutes les chances de bloquer la rotation car l'écart entre le bout des pales et la volute n'excède pas le millimètre sur un large secteur. Le maintien en position de l'axe se fait sans roulements mais juste grâce à un axe en céramique guidé par 2 paliers en céramique solidaires du rotor aimanté :

A noter qu'un petit aménagement d'ordre auditif est en général recommandé sur ces pompes. Le moteur employé possède un faible couple de démarrage donc pour l'aider à se lancer, les constructeurs laissent un degré de liberté en rotation au niveau des pales. Celles-ci peuvent tourner d'environ 140° entre 2 butées. Lorsque le rotor commence à être entraîné par le champ électromagnétique, l'eau au niveau des pales occasionne un couple résistant (ça ne bouge pas instantanément) mais le rotor continue à accélérer jusqu'à arriver en butée pour entraîner les pales à leur tour. Cette rotation peut entraîner malheureusement un grésillement lors du fonctionnement de la pompe car l'écoulement n'étant pas régulier les pales peuvent bouger par rapport à l'axe et claquer sur les butées. Il est donc préférable de solidariser les pales et le rotor avec un point de colle ou du téflon pour éliminer cette rotation (scotch noir sur la photo au dessus).
Cela ne gène en rien le fonctionnement mais il peut arriver que vous entendiez la pompe mettre quelques secondes à se lancer car le moteur peine un peu. Le temps que tout l'ensemble bouge cette fois, le champ électromagnétique s'est déjà inversé et le rotor est contraint de repartir dans l'autre sens sans avoir vraiment démarré. Cela engendre quelques vibrations jusqu'à ce qu'il puisse enfin à se lancer convenablement.